Pour la rentrée, Virgin Classics frappe fort en associant deux de ses poulains les plus prometteurs, le jeune violoniste Renaud Capuçon, surnommé à cause de sa précocité le « petit Napoléon du violon » et Daniel Harding, le chef d...
Pour la rentrée, Virgin Classics frappe fort en associant deux de ses poulains les plus prometteurs, le jeune violoniste Renaud Capuçon, surnommé à cause de sa précocité le « petit Napoléon du violon » et Daniel Harding, le chef dorchestre en qui beaucoup voient la révélation de son époque.
Le programme est alléchant et contrasté, Ravel, Berlioz, Saint-Saens, Massenet et Darius Milhaud, réunis pour une célébration du violon, linstrument virtuose par excellence. Avec un archet lumineux, une retenue élégante et une chaleur sans sensiblerie, le violon de Renaud Capuçon explore toutes les facettes de ces pièces quil serait trop facile de décréter simplement « virtuoses ».
Par contraste, la direction de Daniel Harding est plus tranchée, plus dramatique, il dirige dune main de fer un orchestre qui fournit à Capuçon loccasion de mettre en valeur ses doigts de velours.
Les deux se complètent ainsi parfaitement, et Renaud Capuçon confirme quavec Laurent Korcia il est lun des meilleurs représentants actuels de lécole de violon française.